
Le 14 septembre 2016, le chimiste allemand Bayer a annoncé avoir conclu un accord avec l’américain Monsanto. Cette fusion, si elle est validée par les autorités de régulation, donnera naissance à un Empire qui détiendra plus d’un quart du marché planétaire des semences et des pesticides. Quelles sont les raisons de s’inquiéter ?
Invités :
- Valérie Cabanes, juriste en Droit international, auteure de Droit pour la terre dans la collection Anthropocène aux éditions du Seuil
- François Veillerette, porte-parole de Générations futures et président de Pesticide Action Network
- Yannick Jadot, député européen, candidat à la primaire d’Europe Ecologie les Verts
- Vandana Shiva, écologiste indienne
- Ali Tapsoba, porte-parole du collectif citoyen pour l’agro-écologie au Burkina Faso
Reportage :
Argentine : l’enfer du soja Monsanto par Marine de la Moissonnière.
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Vendredi 23 septembre à 19h
Lieu : Le Consulat 30 rue Ballu Paris 9e
Avec Valérie Cabanes d’End Ecocide on Earth, Sabine Gagnier d’Amnesty international et Laetitia Liebert de Sherpa
Trop souvent les grandes entreprises multinationales restent impunies alors que même que des crimes graves sont commis contre l’environnement ou les droits sociaux. Retranchées derrière leurs chaînes de sous-traitances ou tout simplement protégées par le droit national de leur pays d’origine, les victimes se retrouvent démunies pour obtenir réparation.
En s’appuyant sur sa recherche et ses interventions dans des cas de violations de droits humains liés aux activités des entreprises, Amnesty International compte obtenir des États qu’ils mettent en œuvre, sur le plan national et international, des cadres juridiques pour contraindre les entreprises à rendre des comptes. Amnesty International réclame en effet un contrôle efficace et effectif sur les entreprises dans leur pays d’origine et à l’étranger et la possibilité, pour ceux dont les droits sont bafoués, d’obtenir réparation.
Valérie Cabanes est juriste, spécialisée dans le droit international humanitaire et les droits humains. Elle se bat depuis de nombreuses années pour la reconnaissance du crime “d’écocide” pour sanctionner les responsables d’atteintes à la Nature. Auteur du livre qui paraîtra début octobre “Un nouveau droit pour la Terre”, elle s’insurge contre ce système où les “peuples et sociétés sont dépossédés de leurs moyens d’existence à travers le monde par la destruction de leur environnement. L’écocide n’est pas un crime de plus, s’ajoutant à toutes les autres atteintes aux droits humains. Il est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. D’ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis”.
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