A quelques jours d’intervalle, trois fleuves viennent d’être dotés d’une personnalité juridique. En Nouvelle-Zélande tout d’abord, où le Parlement vient d’accorder à la rivière Whanganui les mêmes droits qu’une personne. Et en Inde, où la Haute Cour de l’Etat himalayen de l’Uttarakhand a décrété que le Gange et l’un de ses affluents, la Yamuna, seraient désormais considérés comme des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » et les droits afférents.
Quels sont les enjeux, et les conséquences, de ces décisions pour la protection de l’environnement ? Les juges sont-ils en train d’inventer un nouveau droit, pour sauver la planète et les hommes ?
Décryptage dans TELERAMA (23 mars 2017)
Propos recueillis par Weronika Zarachowicz
Franceinfo répond à trois questions sur ce nouveau statut:
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Mon Entretien sur RFI ce dimanche 26 mars en annonce de ma conférence au Salon du Livre de Paris.
A écouter en ligne : http://www.rfi.fr/emission/20170326-nouveau-droit-terre-valerie-cabanes
Rivières polluées, forêts rasées, sols ravagés par des substances toxiques… hommes et animaux à travers le monde sont privés de leur espace vital. Détruire ainsi l’environnement est un crime et ça s’appelle écocide. Pourtant, aujourd’hui, les auteurs de ces destructions bénéficient d’une impunité quasi-totale. Dans mon livre Un nouveau droit pour la Terre – pour en finir avec l’écocide, paru aux éditions du Seuil, j’appelle à une métamorphose du droit international pour mieux protéger la planète Terre et ses habitants.
Audrey Chabal – Usbek & Rica 18/03
De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la reconnaissance par la Cour pénale internationale du crime d’écocide. L’enjeu : pouvoir juger les responsables de la destruction massive des écosystèmes. Mais derrière cette notion juridique à la définition encore floue, c’est rien de moins que la reconnaissance d’un droit des générations futures qui se dessine.
« Écocide », ça ressemble un peu à « génocide ». Normal, c’est fait exprès. Le terme, contraction du mot grec oikos (« maison ») et du verbe latin occidere (« tuer »), désigne le pouvoir de juger et condamner, à l’échelle internationale, les personnes, les États ou les entreprises qui tuent notre maison, autrement dit la planète Terre.
Lire la suite sur https://m.usbeketrica.com/article/l-ecocide-premier-pas-vers-un-droit-des-generations-futures
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The Missing Piece of the Puzzle
MARCH 29th European Parliament 13:00 – 15:00 : ECI Nature’s Rights launch
Book complimentary tickets here: https://
Oui si nous réapprenons à vivre en harmonie avec la nature
Interview sur la Radio RAJE en podcast : VALERIE CABANES, UNE JURISTE QUI LUTTE POUR NOTRE MAISON TERRE..
Valerie Cabanes, fondatrice d’ »End Ecocide on Earth », lutte pour faire reconnaitre l’écocide en tant que crime contre la nature.
Pour Valérie Cabanes, l’écocide (le fait de détruire la « Maison Terre ») est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre. D’ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que ceux qui saccagent la planète restent impunis. Face aux dérèglements climatiques, revendiquer de nouvelles formes de responsabilité et de solidarité, redéfinir un nouveau sens et de nouveaux cadres à l’action humaine au sein des limites planétaires sont devenus une priorité.
by admin with no comments yetRien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu !!! (Victor Hugo)
La Nouvelle-Zélande dote un fleuve d’une personnalité juridique
Le Parlement a accordé au Whanganui le statut d’entité vivante. Les droits et les intérêts du cours d’eau pourront être défendus devant la justice.
Mon analyse dans LE MONDE du| 20.03.2017: http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/20/la-nouvelle-zelande-dote-un-fleuve-d-une-personnalite-juridique_5097268_3244.html
(extrait) » Cette législation a été présentée par le gouvernement comme une première mondiale, mais pour la juriste internationale Valérie Cabanes, auteure d’Un nouveau droit pour la Terre (Seuil, 2016), il existe des précédents. « La reconnaissance des droits de la nature est en pleine évolution dans le monde », dit-elle, en évoquant des exemples en Equateur et en Bolivie, mais aussi des comtés aux Etats-Unis ou la ville de Mexico, qui ont inscrit les droits de la nature dans des législations locales.
La croyance des peuples premiers, qui ne font pas de distinction entre humanité et nature, est à l’origine de cette affirmation des droits de la nature. Mais « de plus en plus d’Occidentaux s’engagent dans cette démarche », selon Valérie Cabanes, qui met en avant « la crise climatique et environnementale » pour expliquer cette évolution : « Depuis le judéo-christianisme et la suprématie de l’Occident sur le monde, l’homme s’est positionné comme dominant. Mais ce n’est qu’une vision du monde, qui est manifestement arrivée à ses limites. »
5 jours plus tard, L’Inde reconnait le Gange et la Yamuna comme des entités vivantes, elles aussi.
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DES FEMMES, DE LA NATURE ET DE LEURS LIENS. Soeurs en écologie explore comment ces liens ont contribué à la dévalorisation des unes comme de l’autre. Comment aujourd’hui ce lien puissant peut réenchanter le monde. Comment il vivifie la pensée écologiste et permet de repenser la pensée féministe.
UNE GALERIE DE PORTRAITS dont le mien. Soeurs en écologie redonne leur place à des femmes qui ont été essentielles, des pionnières, des sorcières, des justicières de la terre d’hier et d’aujourd’hui.
UNE SORORITÉ. Ce livre permet aux femmes de sentir cette lignée dans laquelle elles s’inscrivent, ce qui les relient, une sororité.
Sœurs en écologie est le livre de Pascale d’Erm, une journaliste et auteure de nombreux ouvrages sur les questions de nature et d’environnement. C’est le livre synthèse de ses rencontres, de ses reportages et de ses questions personnelles.
Livre en librairie le 3 avril. Dores et déja en vente sur www.lamersalee.com (circuit court direct lecteur-éditeur)
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« J’introduirai la valeur Terre dans la Constitution ». « Je propose de créer la notion de crime d’écocide. Il s’agit d’interdire ainsi les atteintes les plus graves à l’environnement, en particulier à l’encontre des communs planétaires : océan, atmosphère, ressources génétiques, espèces migratrices, tout ce qui permet aujourd’hui de maintenir la vie sur terre. »
Je suis l’une des 60 interviewés du livre qui vient de paraitre : « Moi Président, 60 idées pour changer la France » aux éditions du Chêne ( mars 2017)